L’inflammation : le mal du siècle !

Et si toutes les maladies dites de civilisation (pathologies cardio-vasculaires, diabète, obésité, dépression, cancer, maladies neurodégénératives, maladies auto-immunes) avaient une origine commune, l’inflammation ? C’est la conclusion de très nombreux travaux de recherche menés ces dernières années sur la relation entre inflammation et maladies chroniques.

Il ne s’agit pas d’une réaction inflammatoire aiguë qui, avec son cortège de douleur, chaleur, rougeur, gonflement, est un phénomène indispensable à notre survie, permettant d’activer les cellules immunitaires et de lutter contre un ennemi (bactérie, virus, parasite) ou contre une blessure, une piqûre….

Il s’agit d’une inflammation silencieuse, sans symptôme évident et seulement détectable au travers d’examens sanguins (CRP ultra-sensible, dosage des cytokines inflammatoires), rarement prescrits en l’absence de signes cliniques. On parle d’inflammation de bas grade ou d’inflammation systémique.

A l’origine de ce bruit de fond inflammatoire, on trouve tous les maux de notre mode de vie actuel : alimentation inadaptée, stress chronique, manque d’activité physique, pollutions.

Ainsi notre alimentation, trop grasse, trop sucrée, trop cuite, active notre réponse inflammatoire tandis que carencée en fibres, vitamines, minéraux, elle n’apporte pas assez d’éléments anti-inflammatoires. Malmenée par cette alimentation inadaptée ainsi que par le stress, notre flore intestinale se déséquilibre, favorisant ainsi une porosité intestinale. D’où des molécules intruses qui passent la barrière intestinale et font réagir le système immunitaire. Le surpoids lui-même contribue à cette inflammation, les tissus graisseux produisant des médiateurs inflammatoires.

La bonne nouvelle est qu’on peut agir sur l’ensemble de ces facteurs d’inflammation en revoyant en profondeur notre hygiène de vie : changer d’alimentation en faisant la part belle aux aliments anti-inflammatoires tels que les acides gras oméga 3 (huiles de colza, de lin, poissons gras), les fruits et légumes, les épices, en s’assurant d’un bon apport en vitamine D si utile au système immunitaire.

Il faut également diminuer l’impact du stress par le sommeil, l’activité physique et, surtout, restaurer sa barrière intestinale.

On est là au cœur de la naturopathie : prévenir la maladie en mettant en place une hygiène de vie adaptée. 

Lucile Chevallard, Naturopathe formée à ISUPNAT

lucile.chevallard@gmail.com

 

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