La monodiète, c’est pour moi ?

Pour se nettoyer, rien de tel qu’une monodiète ! Cette restriction alimentaire qui consiste en l’absorption d’un seul aliment en un temps limité, a pour objectif d’accélérer l’élimination des toxines ainsi que d’offrir un repos enzymatique très intéressant pour notre système digestif.

La monodiète fait partie des régimes restrictifs. Très facile à suivre, elle s’adapte à chacun selon ses goûts et ses besoins On en détermine la durée (de 1 à 3 jours le plus souvent) ainsi que le choix de l’aliment qui la constitue.

Quelle est l’utilité des monodiètes ?

La suppression de tous les aliments à l’exception d’un seul sur une durée limitée, apporte une trêve à notre organisme : « Les digestions sont simplifiées à l’extrême et le gain de force ainsi réalisé est utilisé pour l’autolyse* la mise à jour éliminatoire et la régénération tissulaire, explique le naturopathe suisse, Christophe Vasey (1). Mais pas d’inquiétude, déchets et toxines sont toujours dégradés avant les tissus nobles. « On peut donc déclencher volontairement l’autolyse des déchets et des tissus malades en suivant un régime restrictif par rapport au mode d’alimentation habituel, poursuit Christophe Vasey (2). Plus les restrictions sont importantes, plus l’autolyse est intense ».

La monodiète contre « l’encrassement »

L’encrassement est provoqué à la fois par les pollutions extérieures que nous inhalons et la quantité excessive d’aliments que nous absorbons ; Par la nature ultra-transformée de ces aliments trop riches en additifs alimentaires, sels, sucres et graisses saturées et qui génèrent beaucoup de déchets ; mais l’encrassement provient aussi de notre organisme qui génère naturellement des déchets mais qui en produit d’autant plus, qu’il est en situation de déséquilibre. À titre d’exemple lorsque la bactérie candida albicans responsable des mycoses, des inflammations chroniques, des pulsions de sucre, devient trop offensive et commence à se développer anormalement dans et en dehors de l’intestin, elle produit jusqu’à 35 toxines ! La monodiète peut contribuer à enclencher un nettoyage salvateur en commençant par les déchets circulants dans le sang et la lymphe (cholestérol, acide urique, urée), puis les déchets stagnants dans les cellules (acide lactique provenant de nos muscles ou de cellules pas assez oxygénées) et enfin les déchets incrustés dans les tissus (kystes, fibromes…).

La monodiète économise notre système digestif

La monodiète permet aussi de réduire une grande partie des enzymes habituellement produites par l’estomac, le pancréas et l’intestin pour digérer glucides, protéines et lipides. Le système digestif peut ainsi se recharger et disposer de davantage d’énergie pour éliminer. C’est tout particulièrement le cas de notre foie, tellement sollicité et souvent débordé par la quantité affolante de substances que nous lui demandons de traiter et de neutraliser. Là encore la monodiète offre un répit salvateur « permettant au foie de se purger, de se régénérer et d’accomplir ses multiples fonctions notamment au niveau immunitaire, hormonal, émonctoriel » explique la naturopathe Catherine Malpas (3). Cette pause se solde par un ventre moins ballonné, un teint plus clair, une peau plus lumineuse et saine, un sommeil apaisé, des tissus mieux oxygénés et d’une façon générale par la disparition momentanée des symptômes liés à l’inconfort digestif.

Comment choisir l’aliment de sa monodiète ?

Selon la nature de l’encrassement, on choisira une monodiète plutôt qu’une autre. Si l’encrassement est d’origine colloïdale – c’est-à-dire qu’il a pour origine un excès de consommation d’amidons et de graisses saturées et qu’il se manifeste par des écoulements nasaux, larmoiements de l’œil, toux, présence de glaires, acné, on opte pour une monodiète de fruits ou de légumes de saison. Leur caractéristique : ils sont très riches en vitamines, antioxydants, minéraux et oligo-éléments ;

Si l’encrassement est d’origine cristalloïde – c’est-à-dire qu’il a pour origine une consommation excessive de produits acidifiants (sucres, viandes rouges, produits laitiers, alcool…) et qu’il se manifeste par des douleurs articulaires, de l’eczéma sec, des démangeaisons cutanées, on opte pour une monodiète d’aliments plutôt glucidiques, lipidiques ou basifiants (pomme de terre, riz…). Enfin si vous n’avez aucun de ces symptômes et si vous ne connaissez pas l’origine de votre encrassement, je vous conseille les fruits qui hormis leur richesse vitaminique, constituent de très bons tampons grâce à leurs oligo-éléments qui tamponnent l’acidité de l’organisme. Leur glucose directement assimilable par l’intestin est absorbé en un temps record et leurs fibres nettoient tout le tube digestif.

Quelle quantité, quelle durée ?

On l’a compris, selon son métabolisme, chacun peut trouver monodiète à son pied. Il y en a quasi pour tous les goûts. L’aliment peut être consommé cru ou cuit ou sous forme de jus quand c’est possible mais il faut savoir que le cru est moins digeste. Les plus courantes sont celles de riz, pommes de terre (pour ceux qui craignent d’avoir faim), pommes, raisins (à l’automne exclusivement), carottes, bananes, mais aussi céleri, fenouil, chou etc.

Il n’y a pas de restrictions de quantité (manger selon sa faim et à adapter selon ses capacités digestives) ! La marge est grande ! Et il faut boire abondamment de préférence entre deux prises alimentaires et pas pendant afin de ne pas diluer les sucs gastriques et pancréatiques.

Il est essentiel de n’utiliser pour sa monodiète que des produits bios. S’il s’agit de légumes ou de fruits, ils doivent aussi être d’une fraîcheur irréprochable afin de maximiser leur apport en nutriments et vitamines. Je vous conseille pour cela de faire appel à un producteur en circuit court.

Quant à la durée, si certains font des monodiètes de plusieurs semaines, je ne le conseille pas sans surveillance médicale. Opter pour une monodiète de 24 à 72 heures, c’est déjà très bien. En répétant cette mise au repos digestive dès que vous en ressentez le besoin, on observe très vite le résultat : davantage d’énergie, moins d’accumulation des kilos, moins de cellulites car moins de toxines, un cerveau plus performant, une mémoire plus précise, un meilleur sommeil.

Comme tout régime restrictif suivi assez longtemps ou répété assez souvent, la monodiète « conduit à la dégradation et à l’élimination de quantités importantes de déchets, conclut Christophe Vasey (2). Le terrain organique, berceau de toutes les maladies, s’en trouve épuré et amélioré d’autant ». La monodiète dans ce sens s’inscrit parmi les actions les plus efficaces pour ramener le corps à la santé. À raison d’un jour de monodiète par semaine, on offre 50 jours de « reset » à notre système digestif. Je vous laisse imaginer l’économie de déchets que cela représente.

Caroline Tancrède pour Isupnat

(1) Christophe Vasey Manuel de détoxication, Ed. Jouvence santé.

(2) Christophe Vasey Petit traité de naturopathie, Ed. Jouvence santé

(3) Catherine Malpas et Cécile Guerrier Les 7 clés pour vivre heureux et en bonne santé, Ed. La Martinière

* (NDLR : dissolution des déchets par les enzymes produits par nos cellules quand le corps n’est plus suffisamment nourri. Le corps autolyse alors ses propres tissus en puisant dans ses propres réserves, en digérant cellules mortes et déchets),

Son succès dépend directement de la capacité de chacun à éliminer ses propres déchets.

2 Réponses

  1. Bonsoir
    Pour une candidose que aliment me conseillez vous pour la monodiete sachant que le riz et les pommes de terre vont me constipé.
    Merci

    1.  En présence d’un diabète, les monodiètesde fruits ou de féculents contiennent trop de sucres. Il est préférable alors de porter son choix sur des légumes (navets, fenouil ou mixe de légumes moulinées sous forme de soupe) ou sur de la banane oxydée c’est-à-dire bien mûre. Autre possibilité : faire un repos digestif de 16 heures une fois par semaine minimum ce qui donne aussi à l’organisme d’économiser de l’énergie et de réguler la quantité d’aliments absorbés. Après les écarts du week-end, le lundi est un bon jour pour faire un repos digestif.

      Caroline Tancrède Naturopathe

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