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Demain, tous diabétiques ?

Plus petit que le foie et bien moins connu du grand public que son encombrant voisin, le pancréas est pourtant central dans notre fonctionnement digestif. C’est lui qui produit les enzymes présentes dans le suc pancréatique. Et c’est ce suc pancréatique qui permet en grande partie la digestion des aliments en se déversant dans la première partie de l’intestin grêle (juste après l’estomac !) : le duodénum. S’il y a un manque d’enzymes pancréatiques, la digestion est mise à mal, ce qui impacte forcément l’assimilation des nutriments et la qualité de la muqueuse intestinale ainsi que du microbiote, risquant de provoquer fermentations, putréfactions….mais s’il n’y avait que cela….

L’apport d’enzymes dans l’alimentation (par le cru, voir article précédent) économise les enzymes pancréatiques. Et ça c’est primordial, car le pancréas est un organe extrêmement malmené dans notre société. Victime de la malbouffe il est au premier plan pour assurer « une digestion à tout prix »…prix parfois onéreux car lorsqu’il est épuisé, c’est le diabète qui guette. La fonction exocrine (production des enzymes pour la digestion) du pancréas épuisée se répercute sur la fonction endocrine (régulation du taux de sucre dans le sang par deux hormones : l’insuline et le glucagon) qui se fatigue. Au final, nourriture très sucrée, sédentarité, surpoids, stress et fatigue pancréatique favorisent l’apparition du diabète de type II et donc de ses complications….Le nombre de personnes diabétiques en France est passé de 1,6 à 2,9 millions entre 2000 et 2009, dont 90% sont des diabètes de type II. À ceux-là s’ajoutent les presque 700 000 diabétiques qui s’ignorent (BEH Invs, 42-43, novembre 2010). À l’échelle mondiale, on estime que 422 millions d’adultes vivaient avec le diabète en 2014, ils n’étaient que 108 millions en 1980 (rapport mondial sur le diabète, OMS, 2016)….le diabète est donc un véritable enjeu de santé publique.

Fléau de civilisation, véritable pathologie de la malbouffe, bien entendu, le cru n’y suffira pas ; mais cette prise de conscience est déjà un premier pas vers la santé. Et c’est bien là tout le rôle du naturopathe : éduquer et faire comprendre !

Réjane Le Bris – Stagiaire Naturopathe à ISUPNAT– octobre 2019-

naturo.amiens@gmail.com

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