L’importance de bien dormir !

29/02/2024
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L’importance de bien dormir : l’eldorado du bien-être. Au cours de toute notre vie, que l’on soit petit ou gros dormeur, on aura passé près d’un tiers de notre temps à dormir. C’est considérable et certains pensent que c’est du temps perdu. Pourtant, la nature étant bien faite, le sommeil a sûrement une utilité. Alors, à quoi ça sert de dormir ?

3 temps forts

Le corps possède une horloge biologique qui rythme ses différentes fonctions suivant une alternance éveil/veille. Pendant la période de veille, notre corps n’en remplit pas moins 3 fonctions fondamentales :

1/ se nettoyer

2/ se régénérer

3/ recharger le système neuroendocrinien

 

L’importance de bien dormir : un entretien au quotidien

Comme tout outil, le corps demande un entretien régulier pour que tous ses organes fonctionnent correctement et dans la durée. Sans cela, on s’encrasse, la régénération des tissus baisse et tous nos systèmes s’affaiblissent. Sur le long terme, cela génère différents problèmes qui peuvent devenir délétères pour la santé, comme de l’hypertension, du diabète, des inflammations en tout genre (allergie, arthrite), des pertes de mémoire ou même de la dépression, la liste est longue.

Le corps étant un outil très bien conçu, il est doté de toutes les capacités pour s’entretenir si l’on lui en laisse la possibilité et le temps. Le sommeil en est une des clefs essentielles.

En effet, la nuit est le seul moment de la journée, où toute l’énergie disponible peut être mise au service du corps, sans que celui-ci soit occupé pour d’autres fonctions. C’est pourquoi, il augmente sa capacité d’auto régénération en dormant et peut se nettoyer, se réparer et se recharger plus profondément.

 

Se nettoyer

Notre corps, en remplissant toutes ses fonctions et en se nourrissant, génère des déchets bien qu’il en recycle une grande partie.

 

On le fait en partie la journée, mais, beaucoup moins en profondeur et nous n’avons pas tous les mêmes capacités qui dépendent de notre vitalité, de nos activités, ainsi que de notre tempérament, c’est à dire de notre morpho-physiologie et psychologie. Notre corps a absolument besoin de la tranquilité de la nuit pour finaliser le processus.

 

Nos émonctoires, c’est à dire nos organes d’évacuation, sont sollicités chacun leur tour et principalement pendant la phase du sommeil lent profond.

 

La peau :

Bien que la température générale baisse d’environ 1° au cours de la nuit, on transpire davantage car le corps évacue des petits acides et cristaux, ce qui provoque, selon les surcharges, des suées nocturnes plus ou moins importantes.

 

Les poumons :

La nuit, le corps rejette plus de gaz carbonique et les poumons peuvent aussi évacuer des petits acides et déchets colloïdaux. Comme, en plus, nos bronchioles se rétrécissent lorsque l’on dort, ces 2 phénomènes peuvent provoquer des toux nocturnes ou au petit matin, ainsi que des glaires.

 

Les reins :

Ils augmentent leur capacité de filtration. En parallèle, le corps produit plus d’hormone antidiurétique, ADH ou vasopressine, qui retient l’eau et limite notre envie d’uriner la nuit. On se réveille alors avec une vessie pleine et une urine de couleur foncée car chargée en déchets. Si celle-ci est claire, c’est un signe que les reins n’ont pas fait pleinement leur travail.

Les intestins :

Ils sont au repos et la motilité gastro-entérique reprend à notre réveil. Selon la médecine chinoise, le gros intestin se réveille vers 5 heure. En fonction des épurations faites tout au long de la nuit par le corps, et de la vitalité générale, il est donc naturel d’avoir des selles rapidement après le réveil.

 

Le foie :

Bien que ce ne soit pas un émonctoire direct, il est un des organes majeurs dans les processus de nettoyage. Véritable centrale de transformation de nombreux déchets, il profite également du sommeil pour en éliminer le plus possible et les diriger selon leur nature vers un des émonctoires. De plus, comme le corps est à jeun la nuit, le foie peut fabriquer un maximum de bile pour la stocker dans la vésicule biliaire.

 

Réparer et restaurer

En parallèle de ce nettoyage, la phase de sommeil lent profond est également la période où le corps se régénère le mieux et le plus en profondeur. Lors de cette phase, différentes substances sont sécrétées pour stimuler la fabrication, la réparation et la restauration des tissus.

 

C’est le cas, notamment, de l’hormone de croissance (somatotrophine) qui stimule la production cellulaire, car elle accélère la synthèse des protéines. D’où son rôle essentiel dans la croissance des enfants et dans la régénération des cellules à tous les âges (rappelons nous que des milliards de cellules meurent chaque jour et doivent être renouvelées).

 

Cette hormone a aussi un rôle dans la régulation des glucides. En cas de sommeil perturbé, elle ne remplit plus correctement ses fonctions, ce qui peut entraîner une intolérance au glucose et, potentiellement, du diabète.

 

Ce processus est d’autant plus accentué car le corps, avec un mauvais sommeil produit davantage de cortisol, connue le plus souvent comme l’hormone du stress. Or le cortisol a pour effet, notamment, d’entrainer la production de glucose et de baisser l’effet de l’insuline. Cela peut donc accentuer notre insulino-résistance.

 

On trouve aussi des hormones corticostéroïdes qui favorisent notre résistance à la fatigue et aux infections, permettant à notre système immunitaire de bien fonctionner. A contrario, de plus en plus d’études montrent l’augmentation des molécules inflammatoires dans le corps, en cas de mauvais sommeil.

 

Se recharger 

Lorsque le corps s’est bien nettoyé et réparé, il peut se recharger en énergie et rééquilibrer notre système nerveux et endocrinien qui coordonnent la communication entre tous nos organes, assurant ainsi leur bon fonctionnement les uns avec les autres, et avec l’extérieur.

Même si les 3 temps du sommeil sont importants, c’est surtout au cours des phases du sommeil lent léger et paradoxal que le corps se recharge le plus énergétiquement, permettant le bon fonctionnement de notre physique, mais aussi notre corps émotionnel et mental.

 

Certains d’entre vous ont déjà dû faire le lien entre une mauvaise nuit et une plus grande susceptibilité ou des difficultés de concentration. Effectivement, lorsque la nuit a été trop courte ou agitée, notre corps n’a pas eu le temps de se recharger complètement au niveau nerveux et hormonal, ce qui rend la journée parfois difficile : on est à fleur de peau, on se déconcentre facilement et, par conséquent, notre vigilance baisse.

 

A contrario, une bonne nuit permet d’être de bonne humeur, de ne pas s’énerver pour tout et n’importe quoi car on est davantage capable de prendre du recul et d’analyser. On bénéficie ainsi d’une meilleure résistance au stress et on parvient plus facilement à réguler nos émotions qui ne nous font pas surréagir. Les relations avec les autres sont, de facto, plus fluides et harmonieuses.

 

On peut aussi plus aisément se concentrer, on mémorise davantage et mieux, ce qui augmente naturellement nos capacités d’apprentissage.

 

Enfin, la qualité de notre sommeil a une incidence sur nos comportements alimentaires. Une mauvaise nuit va entraîner une production accrue de ghréline, hormone sécrétée par l’estomac en état d’éveil et stimulant notre appétit, et beaucoup moins de leptine, hormone qui diminue la sensation de faim. Ainsi, on augmente notre envie de manger et, pire, nos envies de sucre et de gras.

 

Vous l’aurez compris, le sommeil est fondamental à notre santé et notre bien-être, ce que résume bien un proverbe irlandais « le rire et le sommeil sont les meilleurs remèdes du monde. ».

 

Judith Lionnet, naturopathe formée à Isupnat

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